objectif photo loisir

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8 conseils à retenir pour tout utilisateur de reflex

Vous possédez un reflex numérique, quel que soit sa marque, et vous souhaitez l’utiliser au mieux et vous mettre dans les meilleures conditions de prises de vues ? Voici huit conseils à retenir et erreurs à ne pas commettre, avant et pendant une séance photo, pour vous permettre de tirer le meilleur de votre matériel.

Avec l’arrivée massive des reflex numériques depuis quelques années, tout est censé devenir plus facile. Il faut reconnaître que les fabricants ont plutôt bien réussi leur coup et nous proposent des boîtiers performants quel que soit le modèle, qui permette de produire des images la plupart du temps correctes. Pour autant, le numérique n’a pas fait que faciliter la vie du photographe. Les précautions à prendre sont plus nombreuses, les erreurs et oublis sont fréquents, et le résultat peut s’en ressentir très vite. Nous avons listé quelques conseils à retenir qui peuvent vous éviter le pire. A vos carnets de notes !

 

1- connaître les limites de son boîtier

 

Tout reflex numérique a ses propres limites. Il est important de connaître les limites de votre boîtier en matière de qualité d’image afin de ne pas le pousser au-delà de sa zone de confort. Quelle est la sensibilité maximale que vous pouvez – vraiment – utiliser ? Quelle est la vitesse minimale d’obturation pour chacun de vos objectifs pour éviter le flou de bougé ? Quel type de réduction de bruit faut-il utiliser ?

Au-delà des fiches techniques théoriques, il y a une réalité, et même si certains boîtiers sont censés pouvoir monter à 25600 ISO et plus, cela ne signifie pas que les images seront qualitatives dans ces conditions. Faites des essais pour savoir à quelle valeur votre boîtier décroche vraiment et délivre un niveau de bruit inacceptable. Et ne dépassez pas cette valeur en pratique. Faites de même avec les autres paramètres comme la netteté, l’accentuation, la balance des blancs, et mémorisez les valeurs obtenues. Vous serez ainsi toujours certain d’être dans les meilleures conditions techniques et vous n’aurez plus qu’à vous consacrer au cadrage,  à la composition et à l’originalité de vos prises de vues.

 

2- Connaître ses objectifs

 

Un objectif n’est jamais bon « partout ». Certains sont meilleurs à mi ouverture, d’autres produisent de bons résultats quelle que soit la valeur de diaphragme utilisée. Les zooms sont rarement bons à toutes les focales, particulièrement les zooms à grande amplitude comme les 18-200 ou 28-300mm. Il est donc important que vous ayez en tête les limites en ouverture et en focale de chacune de vos optiques, pour les utiliser dans les meilleures conditions.

Le résultat est généralement très visible sur les optiques de moyenne gamme, qui ont des limites beaucoup plus évidentes que les optiques pros. Pensez à faire des fiches si vous ne pouvez retenir les caractéristiques de chaque objectif, ou collez une petite bande de rappel sur l’optique avec les valeurs optimales. Un manque de piqué ou un vignettage important ne se rattrapent pas au post-traitement, ou très difficilement, c’est pourquoi il est important d’y penser dès la prise de vue.

 

3- Sachez changer de réglages très vite

 

Les situations de prises de vue auxquelles vous pouvez être confronté lors d’une séance photo peuvent différer totalement d’un instant à l’autre. Il est impératif de savoir adapter en un instant les réglages de votre boîtier pour suivre ces conditions changeantes.

Imaginez que vous êtes en train de photographier un paysage ou une scène urbaine paisible, et que soudain vous passe sous les yeux une animation de rue très dynamique que vous n’aviez pas anticipée. Si vous ne savez pas passer des conditions de prise de vue « paysage » à « sport » par exemple sans consulter le manuel de votre reflex ou sans reconfigurer plusieurs des menus de prise de vue, alors adieu les photos.

Si votre reflex le permet, pensez à mémoriser plusieurs catégories de réglages, que vous nommerez selon votre sensibilité personnelle. Il peut s’agir de quatre réglages personnalisés (cas des reflex Nikon) dénommés par exemple « paysage », « sport », « portrait » et « studio ».

 

4- Calibrez votre exposition

 

Bien que les reflex actuels disposent de systèmes de mesure de la lumière particulièrement performants, il est fréquent de devoir recourir à un ajustement manuel de l’exposition calculée. Qu’il s’agisse de passer du mode matriciel au mode pondéré central ou spot, ou d’appliquer une correction d’exposition, apprenez à changer ces réglages très vite. Et surtout calibrez votre boîtier pour savoir comment il réagit dans différentes situations de prises de vue. Certains reflex demandent une sous-exposition permanente d’1/2 ou d’1 Ev, d’autres nécessitent de corriger légèrement selon le type de lumière.

Vous pouvez faire quelques tests rapides pour voir comment réagit votre boîtier et mémoriser les valeurs de correction, si c’est le cas, dans les menus du boîtier ou sur une petite fiche que vous aurez toujours avec vous. Contrairement à ce que l’on peut penser, si le post-traitement logiciel permet de rattraper en partie les erreurs d’exposition après la prise de vue, il ne remplace pas une bonne exposition dès le départ.

 

5- Apprenez à utiliser votre flash en mode manuel

 

Les reflex récents disposent tous ou presque d’un flash intégré qui fait généralement ce pour quoi on l’a choisi. Utilisé la plupart du temps en automatique, le flash procure l’apport nécessaire en lumière sans trop vous poser de questions. Malheureusement (ou plutôt heureusement !) il est fréquent que l’on ait besoin de modifier ces valeurs automatiques pour réduire la puissance de l’éclair, l’adapter à une scène de contre-jour, déboucher une ombre, etc.

Entraînez-vous avant d’être confronté à de telles situations car les erreurs d’exposition au flash sont assez difficilement récupérables au post-traitement, pour ne pas dire jamais. L’éclairage n’étant pas homogène sur toute la surface de l’image, il est assez complexe de récupérer les éclairs excessifs. Avec un peu d’habitude, vous saurez passer le flash, intégré ou externe, en mode manuel et en faire varier les réglages de base.

 

6- Sachez réinitialiser votre boîtier

 

Les reflex numériques sont devenus réellement complexes, avec des menus conséquents, des options à n’en plus finir et des possibilités de réglages par centaines. On peut s’y perdre très vite et ne plus savoir pourquoi, alors que tout fonctionnait correctement quelques minutes avant, un réglage changé à la volée a tout perturbé. Si vous n’avez pas tout noté, et personne ne le fait rassurez-vous, alors il vous sera bien difficile de vous rappeler quel était ce réglage et quelle valeur il doit prendre pour que tout fonctionne à nouveau correctement. Dans ce cas, la meilleure des choses à faire est de réinitialiser votre boîtier. Cette réinitialisation se fait généralement par appui simultané sur deux touches bien précises qu’il faut connaître. Prenez soin de noter comment procéder car en pleine prise de vue, cela peut vous sauver la vie.

Utilisez également cette façon de procéder si vous voulez être certain de retrouver votre boîtier dans son état habituel lors de la prochaine prise de vue. On ne compte plus les photos ratées parce que la veille on a monté la sensibilité à son maximum en intérieur alors que le lendemain on photographie en pleine lumière en extérieur !

 

7- Pensez à gérer vos accessoires avec soin

 

Que celui (ou celle) qui n’a jamais pesté parce qu’il est tombé en panne de batterie, de carte mémoire ou qu’il a oublié chez lui l’accessoire indispensable pour une prise de vue lève le doigt ! Il est indispensable de gérer vos accessoires photos comme vous le faites pour votre boîtier et vos optiques.

Prenez soin de penser à charger vos batteries plusieurs heures avant le départ, car les chargeurs demandent toujours un peu de temps pour effectuer une recharge complète. Profitez de ce temps-là pour vérifier que vous disposez bien des cartes mémoires requises et qu’elles sont formatées. L’intérêt de formater une carte avant une prise de vue, c’est qu’en cas de recours à un logiciel de récupération d’images, si problème il y a, vous êtes certain de travailler sur la dernière séance et donc les photos à récupérer. Vous prendrez moins de risques et c’est aussi plus agréable de vider une carte dédiée à une séance que de devoir trier plusieurs séances consécutives à l’import.

Enfin pensez à emporter le trépied, le monopode, le flash externe, les câbles, les piles rechargeables ainsi que tout autre accessoire indispensable car généralement, une fois la séance commencée, il est trop tard pour trouver ce qu’il vous faut sur place.

 

 8- Consultez la météo !

 

La météo peut décider du succès ou de l’échec de votre séance photo. Si vous devez photographier en extérieur, vous n’emporterez pas le même matériel selon qu’il va pleuvoir ou faire soleil. En cas de pluie, vous opterez probablement pour une optique qui ouvre bien – f/1.8 ou f/2.8 car il y aura moins de lumière, une petite focale fixe (moins sensible à la pluie qu’un énorme zoom pro), une protection pour votre boîtier.

S’il fait très froid, c’est une batterie supplémentaire que vous embarquerez (et des piles pour les flashs le cas échéant). Les conditions météorologiques pouvant changer très vite d’un moment à l’autre en montagne, comme dans certains pays, il peut être intéressant de se préparer à affronter différentes situations même si vous êtes persuadé qu’il va faire beau.

 

Mais encore …

 

Cette liste ne se veut pas exhaustive et ne demande qu’à être enrichie avec vos propres conseils, la plupart du temps fruit de votre expérience sur le terrain. 



18/05/2017